Arthrose de la hanche
Chirurgie de la hanche à Bordeaux-Bruges
Introduction de l'arthrose de la hanche
L’arthrose de hanche, appelée coxarthrose en termes médicaux, est une usure progressive du cartilage de l’articulation de la hanche. Cette pathologie touche plus d’un million de personnes en France et représente l’une des principales causes de douleur et de handicap chez les personnes de plus de 50 ans.
Si vous ressentez des douleurs persistantes à l’aine, des difficultés à marcher ou à mettre vos chaussettes, vous souffrez peut-être d’arthrose de hanche. Lorsque les traitements médicaux ne suffisent plus à soulager vos symptômes, la prothèse totale de hanche représente une solution efficace et durable pour retrouver une vie normale sans douleur.
Symptômes qui doivent vous alerter :
- Douleur à l’aine, parfois dans la fesse ou descendant vers le genou
- Boiterie à la marche
- Difficulté à mettre vos chaussettes ou à lacer vos chaussures
- Raideur matinale de la hanche
- Limitation progressive de votre périmètre de marche
- Douleurs nocturnes vous réveillant la nuit
- Perte d’autonomie dans les gestes quotidiens
Traitement de l'arthrose de la hanche à Bordeaux
Qu'est-ce que l'arthrose de hanche ?
L’arthrose de hanche est une maladie dégénérative de l’articulation. Le cartilage qui recouvre normalement les surfaces articulaires et permet un glissement fluide s’use progressivement jusqu’à disparaître complètement. Les os se retrouvent alors en contact direct, provoquant douleurs, inflammation et raideur.
Comment fonctionne une hanche normale ?
L’articulation de la hanche est constituée de la tête du fémur (l’os de la cuisse), qui a la forme d’une boule, et du cotyle (cavité du bassin), qui forme une coupelle. Ces deux surfaces osseuses sont normalement recouvertes d’une couche de cartilage lisse d’environ 3 à 5 mm d’épaisseur, permettant un glissement sans friction. Un liquide articulaire (synovie) lubrifie l’ensemble.
Le processus arthrosique
Dans l’arthrose, le cartilage perd ses propriétés mécaniques et s’effrite progressivement. L’os sous-jacent se densifie et des excroissances osseuses (ostéophytes ou « becs de perroquet ») apparaissent sur les bords de l’articulation. L’espace articulaire se rétrécit jusqu’à disparaître, et l’os fémoral vient frotter directement contre l’os du bassin.
Ce processus s’accompagne d’une inflammation chronique responsable de la douleur et de la production d’un liquide articulaire de mauvaise qualité qui accélère la destruction cartilagineuse.
Qui est concerné ?
L’arthrose de hanche touche principalement les personnes de plus de 50 ans, avec une prévalence qui augmente avec l’âge. Cependant, certaines formes peuvent apparaître plus précocement, notamment en cas de malformations congénitales ou de séquelles traumatiques.
Facteurs de risque :
- Âge avancé
- Antécédents familiaux d’arthrose
- Surpoids et obésité
- Activités professionnelles physiques intenses
- Certains sports intensifs pratiqués à haut niveau
- Malformations de la hanche (dysplasie, conflit fémoro-acétabulaire)
- Antécédents de fractures ou de luxations de hanche
- Maladies inflammatoires articulaires (polyarthrite, spondylarthrite)
- Nécrose de la tête fémorale
- Séquelles de maladie de Perthes ou d’épiphysiolyse dans l’enfance
Évolution de la maladie
L’arthrose de hanche évolue généralement sur plusieurs années. La progression est très variable d’une personne à l’autre, avec des phases douloureuses entrecoupées de périodes d’accalmie. La tendance naturelle est à l’aggravation progressive avec une limitation croissante des activités.
Contrairement à une idée reçue, l’arthrose ne disparaît jamais spontanément. Le cartilage détruit ne se régénère pas. Seuls les symptômes peuvent fluctuer dans le temps.
Comment diagnostique-t-on l'arthrose de hanche ?
Examen clinique
Lors de la consultation, le chirurgien évalue plusieurs éléments :
La douleur : localisation (aine, fesse, cuisse), intensité, horaire (mécanique ou inflammatoire), retentissement sur le sommeil et les activités.
La mobilité de la hanche : l’arthrose entraîne une limitation progressive des amplitudes articulaires, particulièrement en rotation interne et en flexion. Le médecin mesure ces amplitudes et les compare au côté sain.
La boiterie : observation de votre marche pour identifier une boiterie d’esquive (pour éviter la douleur) ou une boiterie de Trendelenburg (par faiblesse musculaire).
Le périmètre de marche : distance que vous pouvez parcourir avant d’être limité par la douleur.
Le retentissement fonctionnel : capacité à réaliser les gestes quotidiens (s’habiller, monter des escaliers, faire ses courses).
Radiographies
Les radiographies standard confirment le diagnostic et permettent d’évaluer la sévérité de l’arthrose. Elles montrent :
Le pincement articulaire : réduction de l’espace entre la tête fémorale et le cotyle, reflet de la perte cartilagineuse. Au stade terminal, l’interligne articulaire a complètement disparu.
L’ostéosclérose : densification de l’os sous-chondral qui apparaît plus blanc sur la radiographie.
Les ostéophytes : excroissances osseuses (« becs de perroquet ») sur les bords de l’articulation.
Les géodes : cavités dans l’os liées à la surpression articulaire.
La déformation : aplatissement de la tête fémorale, protrusion dans le bassin.
Les clichés nécessaires comprennent une radiographie de bassin de face et un profil de hanche. Ces examens permettent également de planifier la chirurgie (mesure de la taille des implants, évaluation du capital osseux).
Autres examens
L’IRM n’est généralement pas nécessaire pour diagnostiquer l’arthrose mais peut être demandée en cas de doute diagnostique ou pour évaluer l’état des muscles et des tendons avant la chirurgie.
Le scanner est parfois réalisé en pré-opératoire pour planifier avec précision l’intervention, particulièrement en cas d’anatomie complexe ou de chirurgie de révision.
La scintigraphie osseuse peut être utile en cas de douleurs inexpliquées pour confirmer l’origine de la souffrance articulaire.
Bilan pré-opératoire
Avant d’envisager une prothèse de hanche, un bilan complet est réalisé comprenant :
- Bilan sanguin (numération, bilan de coagulation, fonction rénale)
- Recherche et traitement des foyers infectieux (dentaires, urinaires, cutanés)
- Consultation avec l’anesthésiste
- Bilan cardiaque si nécessaire (ECG, épreuve d’effort)
- Évaluation du risque infectieux et optimisation de l’état général
Un dépistage de colonisation bactérienne (staphylocoque doré) est souvent effectué avec un traitement décolonisant si nécessaire.
Traitements médicaux de l'arthrose
Avant d’envisager la chirurgie, plusieurs traitements médicaux peuvent être proposés pour soulager les symptômes et ralentir l’évolution.
Médicaments antalgiques et anti-inflammatoires
Paracétamol : traitement de première intention pour les douleurs légères à modérées, sans effet secondaire majeur.
Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : efficaces sur la douleur et l’inflammation, mais à utiliser avec prudence (risques digestifs, rénaux, cardiovasculaires), en cure courte uniquement.
Antalgiques de palier 2 : tramadol, codéine pour les douleurs plus importantes, risque de somnolence et de constipation.
Antalgiques de palier 3 : morphiniques réservés aux douleurs intenses résistantes, traitement de courte durée uniquement.
Infiltrations
Les infiltrations intra-articulaires de corticoïdes peuvent apporter un soulagement temporaire de quelques semaines à quelques mois. Elles sont particulièrement utiles lors des poussées inflammatoires. Le nombre d’infiltrations doit être limité (maximum 3 par an) en raison du risque infectieux et de toxicité locale.
Les infiltrations d’acide hyaluronique (viscosupplémentation) sont parfois proposées dans les arthroses débutantes, avec une efficacité variable et modeste.
Rééducation et kinésithérapie
La kinésithérapie vise à :
- Maintenir la mobilité articulaire
- Renforcer les muscles autour de la hanche (fessiers, quadriceps)
- Améliorer l’équilibre et la proprioception
- Apprendre des techniques d’économie articulaire
- Préparer physiquement à une éventuelle chirurgie
L’activité physique adaptée est recommandée : natation, vélo, marche en terrain plat. Il faut éviter les sports à impact (course à pied, sports de pivot).
Mesures hygiéno-diététiques
Perte de poids : en cas de surpoids, chaque kilogramme perdu diminue significativement la charge sur la hanche. Une perte de 5 à 10% du poids corporel peut améliorer notablement les symptômes.
Adaptation des activités : limiter la marche prolongée, le port de charges lourdes, éviter les escaliers répétés.
Aides techniques : utilisation d’une canne du côté opposé à la hanche douloureuse, chaussage adapté, rehausseur de toilettes, barres d’appui.
Traitements de fond controversés
Les chondroprotecteurs (glucosamine, chondroïtine) et l’insaponifiable d’avocat-soja sont parfois proposés, mais leur efficacité reste débattue dans la communauté scientifique. Ils ne sont pas remboursés par l’Assurance Maladie.
Quand ces traitements ne suffisent plus ?
La chirurgie est envisagée lorsque :
- Les douleurs persistent malgré un traitement médical bien conduit pendant 3 à 6 mois
- Le retentissement sur la qualité de vie devient important
- L’autonomie est menacée
- Les douleurs nocturnes perturbent le sommeil
- Le périmètre de marche est très limité
- La gêne fonctionnelle devient inacceptable au quotidien
C’est vous, avec votre chirurgien, qui décidez du moment opportun pour l’intervention en fonction de votre gêne et de vos attentes.
La prothèse totale de hanche : qu'est-ce que c'est ?
Principe de la prothèse
La prothèse totale de hanche est un implant artificiel qui remplace l’articulation usée. Elle est composée de plusieurs éléments :
La tige fémorale : implant métallique ancré dans le fémur, remplaçant la tête fémorale. Elle peut être fixée avec ou sans ciment selon votre âge et la qualité de votre os.
La tête fémorale : sphère en céramique ou en métal qui s’emboîte sur la tige et coulisse dans la cupule.
La cupule cotyloïdienne : implant en métal fixé dans le bassin, recréant la cavité articulaire. Sa surface externe est poreuse pour favoriser la repousse osseuse.
L’insert : pièce en polyéthylène très résistant ou en céramique, placée à l’intérieur de la cupule, sur laquelle glisse la tête fémorale.
Types de prothèses
Prothèses cimentées : fixation par du ciment chirurgical (résine acrylique). Privilégiées chez les personnes âgées ou en cas d’os de mauvaise qualité. Permettent un appui immédiat.
Prothèses non cimentées : fixation par repousse osseuse dans les pores de l’implant. Préférées chez les patients jeunes avec un os de bonne qualité. Durée de vie potentiellement plus longue.
Prothèses hybrides : associant cupule non cimentée et tige cimentée.
Couples de frottement
Le choix du matériau influence la durée de vie de la prothèse :
Céramique-céramique : usure minimale, excellent pour les patients jeunes et actifs. Risque très faible de rupture de la céramique avec les nouvelles générations.
Céramique-polyéthylène : bon compromis entre usure et coût, largement utilisé.
Métal-polyéthylène : option plus économique, usure légèrement supérieure.
Métal-métal : moins utilisé actuellement en raison de problèmes potentiels de relargage métallique.
Durée de vie
Les prothèses modernes ont une excellente longévité :
- 95% de survie à 10 ans
- 90% de survie à 15 ans
- 85% de survie à 20 ans
Ces chiffres s’améliorent constamment grâce aux progrès des matériaux et des techniques chirurgicales. De nombreux patients gardent leur prothèse toute leur vie sans nécessiter de changement.
Comment se déroule l'intervention ?
Préparation à la chirurgie
Consultation d’anesthésie : réalisée au moins 48h avant l’intervention pour évaluer votre état de santé et choisir le type d’anesthésie.
Préparation cutanée : douche avec savon antiseptique la veille et le matin de l’intervention, tonte éventuelle de la zone opératoire.
Jeûne : à partir de minuit la veille pour l’anesthésie générale, possible boisson sucrée jusqu’à 2h avant.
Optimisation médicale : arrêt du tabac, contrôle du diabète, traitement d’une anémie si nécessaire.
Type d’anesthésie
Anesthésie générale : vous dormez complètement pendant l’intervention.
Rachianesthésie : anesthésie de la partie inférieure du corps par injection dans le dos. Vous restez conscient mais ne ressentez rien. Souvent associée à une sédation légère pour votre confort.
Le choix dépend de votre état de santé, de vos préférences et de l’avis de l’anesthésiste.
Déroulement de l’opération
L’intervention dure généralement entre 1h et 1h30. Vous êtes installé sur le côté (décubitus latéral) ou sur le dos selon la technique utilisée.
Les différentes voies d’abord :
Voie antérieure mini-invasive : incision de 8-10 cm sur l’avant de la hanche, passage entre les muscles sans section musculaire. Récupération plus rapide, moins de risque de luxation, mais technique plus exigeante.
Voie postéro-latérale : incision sur le côté postérieur, section du muscle piriforme et des rotateurs externes courts. Technique classique très fiable, excellente exposition.
Voie latérale : section partielle du muscle moyen fessier, moins utilisée actuellement.
Le chirurgien choisit la voie en fonction de votre anatomie, de son expérience et du type de prothèse.
Étapes de l’intervention :
- Incision cutanée et dissection des tissus
- Luxation de la hanche et section du col fémoral
- Préparation du cotyle avec des fraises hémisphériques
- Mise en place de la cupule cotyloïdienne
- Préparation du fémur avec des râpes progressives
- Implantation de la tige fémorale
- Pose de la tête fémorale et réduction de la prothèse
- Vérification de la stabilité, des longueurs et de l’amplitude
- Fermeture plan par plan
Hospitalisation
Durée de séjour : généralement la prise en charge se fait en ambulatoire ou en hospitalisation courte (24-48h).
Protocole de récupération rapide : mise en place d’un programme optimisé (RAAC – Récupération Améliorée Après Chirurgie) pour faciliter votre récupération.
Suites opératoires et récupération
Les premiers jours à l’hôpital
Jour de l’intervention (J0) :
- Surveillance en salle de réveil pendant 2 à 4 heures
- Retour en chambre avec surveillance régulière
- Gestion de la douleur par antalgiques
- Début de la mobilisation le jour même
- Premier lever avec l’aide du kinésithérapeute
- Début de la marche avec déambulateur ou cannes
Gestion de la douleur
La douleur post-opératoire est généralement bien contrôlée grâce à un traitement multimodal :
- Antalgiques systématiques
- Anti-inflammatoires sur quelques jours
- Glace locale (cryothérapie)
- Anesthésiques locaux infiltrés pendant l’intervention
La douleur diminue rapidement les premiers jours, puis progressivement sur 6 à 12 semaines.
Prévention des complications
Prévention des phlébites : traitement anticoagulant pendant 4 semaines,mobilisation précoce.
Prévention infectieuse : antibiotiques pendant l’intervention, protocole d’hygiène strict, surveillance de la cicatrice.
Retour à domicile
Critères de sortie :
- Autonomie pour la marche avec cannes
- Douleur contrôlée par antalgiques oraux
- Capacité à monter et descendre les escaliers
- Cicatrice propre
- Bonne compréhension des consignes
Organisation du retour :
- Prévoir quelqu’un pour vous raccompagner
- Adapter votre domicile (retirer les tapis, installer des barres d’appui)
- Prévoir des aides pour les courses et le ménage
- Organiser les soins infirmiers à domicile pour les pansements
Alternative : centre de rééducation : en cas de difficultés de récupération, d’isolement social ou de domicile inadapté, un séjour en centre de rééducation de 2 à 3 semaines peut être organisé.
Les premières semaines à domicile
Première à sixième semaine :
- Marche avec deux cannes puis une canne
- Augmentation progressive du périmètre de marche
- Prises d’anticoagulants quotidiennes
- Consultation de contrôle vers 3-4 semaines
Sixième semaine à trois mois :
- Abandon progressif de la canne
- Normalisation de la marche
- Reprise des activités quotidiennes
- Augmentation des exercices de renforcement
Trois à six mois :
- Récupération fonctionnelle quasi-complète
- Reprise d’activités sportives adaptées
- Persistance possible d’une légère boiterie résiduelle
- Amélioration continue de la force musculaire
Six à douze mois :
- Récupération maximale obtenue
- Reprise de toutes les activités autorisées
- Consultation annuelle de suivi
Reprise des activités
Conduite automobile : reprise autorisée vers 3-4 semaines. Commencer par de courts trajets.
Activité sexuelle : reprise progressive en respectant les positions de sécurité.
Travail :
- Sédentaire : reprise vers 6-8 semaines
- Travail léger : reprise vers 8-12 semaines
- Travail physique : reprise vers 3-4 mois, parfois nécessité d’un reclassement
Voyage en avion : possible, penser à déclarer votre prothèse au contrôle de sécurité.
Activités ménagères : reprendre progressivement, éviter le port de charges lourdes les 3 premiers mois.
Quels sont les risques ?
La prothèse de hanche est l’une des interventions les plus pratiquées et les mieux maîtrisées en chirurgie orthopédique. Néanmoins, comme toute chirurgie, elle comporte des risques qu’il est important de connaître.
Risques généraux (communs à toute chirurgie)
Risque anesthésique : complications cardiaques, respiratoires, allergiques. Risque très faible évalué en consultation d’anesthésie.
Phlébite et embolie pulmonaire (1-2%) : formation d’un caillot dans les veines des jambes pouvant migrer vers les poumons. Prévention systématique par anticoagulants et mobilisation précoce.
Saignement : nécessitant rarement une transfusion sanguine (moins de 5% des cas). Possibilité de faire un don de son propre sang avant l’intervention (autotransfusion).
Risques spécifiques à la prothèse de hanche
Infection (moins de 1%) : complication la plus redoutée. L’infection peut survenir précocement (dans les premières semaines) ou tardivement (plusieurs années après). Elle nécessite souvent une nouvelle intervention et un traitement antibiotique prolongé. Le respect strict de l’hygiène pré-opératoire et le traitement de tous les foyers infectieux sont essentiels pour minimiser ce risque.
Luxation (1-3%) : déboîtement de la prothèse survenant généralement dans les 3 premiers mois. Favorisée par le non-respect des consignes de positionnement ou par une faiblesse musculaire. Nécessite une remise en place sous anesthésie générale. Le risque de récidive impose parfois une nouvelle intervention.
Inégalité de longueur : la hanche opérée peut être légèrement plus longue (ou plus rarement plus courte) que l’autre côté. Une différence inférieure à 1 cm est habituelle et bien tolérée. Au-delà, une talonnette compensatrice peut être nécessaire.
Atteinte nerveuse (moins de 1%) : étirement ou lésion d’un nerf (sciatique ou crural) pendant l’intervention, entraînant des troubles de la sensibilité ou de la force musculaire. Récupération généralement progressive sur plusieurs mois.
Fracture per-opératoire (1-2%) : fissuration de l’os pendant l’insertion de la prothèse, particulièrement chez les personnes âgées avec os fragile. Généralement réparée pendant l’intervention par cerclage métallique.
Ossifications hétérotopiques (5-10%) : formation d’os anormal dans les tissus mous autour de la prothèse, pouvant limiter la mobilité. Prévention par anti-inflammatoires chez les patients à risque.
Descellement : perte de fixation de la prothèse dans l’os, survenant généralement après plusieurs années d’évolution. Nécessite une intervention de changement de prothèse.
Usure : avec le temps, les surfaces de frottement s’usent, particulièrement l’insert en polyéthylène. Cette usure est d’autant plus importante que le patient est jeune et actif. Les nouveaux matériaux ont considérablement amélioré la résistance à l’usure.
Facteurs augmentant les risques
Certaines situations augmentent le risque de complications :
- Âge avancé et fragilité
- Obésité importante
- Diabète mal équilibré
- Immunodépression
- Maladies cardio-vasculaires sévères
- Antécédents d’infection articulaire
- Tabagisme actif
- Alcoolisme chronique
- Dénutrition
Une optimisation de ces facteurs avant la chirurgie améliore les résultats.
Résultats et vie avec une prothèse
Résultats fonctionnels
Les résultats de la prothèse totale de hanche sont excellents et font de cette intervention l’une des plus satisfaisantes de la chirurgie :
Disparition de la douleur : 90 à 95% des patients n’ont plus de douleur ou seulement des douleurs minimes occasionnelles.
Amélioration de la mobilité : récupération de 80 à 90% de l’amplitude articulaire normale, permettant la reprise des activités quotidiennes.
Amélioration de la marche : disparition ou nette diminution de la boiterie chez la majorité des patients.
Qualité de vie : amélioration majeure et durable de la qualité de vie dans plus de 90% des cas.
Satisfaction globale : plus de 90% de satisfaction à long terme.
Ces excellents résultats sont maintenus sur 15 à 20 ans dans l’immense majorité des cas.
Activités autorisées
Une fois la récupération complète obtenue (6 mois), vous pouvez reprendre une vie quasi-normale :
Activités quotidiennes : toutes les activités habituelles sont possibles sans restriction (marche, montée d’escaliers, jardinage léger, conduite).
Sports recommandés : natation, vélo, golf, marche nordique, randonnée en terrain plat, pilates, yoga adapté, danse de salon.
L’activité physique régulière et modérée est recommandée car elle entretient la musculature et préserve le capital osseux.
Situations particulières
Soins dentaires : informez toujours votre dentiste de la présence de votre prothèse. Une antibioprophylaxie est recommandée avant certains soins invasifs pendant les 2 premières années.
Autres chirurgies : signalez systématiquement votre prothèse, une antibioprophylaxie peut être nécessaire.
Voyages : aucune restriction.