Ligament Croisé Antérieur (LCA)
Chirurgie d'une rupture ligamentaire du genou à Bordeaux-Bruges
Qu’est-ce qu’une rupture du ligament croisé antérieur et pourquoi le reconstruire ?
Le ligament croisé antérieur (LCA) est l’un des principaux stabilisateurs du genou. Il empêche le tibia de glisser vers l’avant par rapport au fémur et stabilise le genou dans les mouvements de pivot. Il se rompt le plus souvent à l’occasion d’un traumatisme sportif et entraine une instabilité du genou pouvant aboutir à une mauvaise fonction et à la survenue de lésion cartilagineuses à long terme. La rupture est rarement isolée, elle peut notamment s’accompagner de lésions méniscales ou cartilagineuses post-traumatiques.
La reconstruction du LCA est une intervention chirurgicale non systématique : elle est indiquée chez les patients jeunes et/ou sportifs, ou encore chez ceux qui présentent une instabilité persistante du genou après rééducation. Elle a pour objectif de restaurer la stabilité du genou, de permettre la reprise du sport en sécurité et de prévenir l’évolution vers une arthrose à long terme.
Chirurgie du Ligament Croisé Antérieur (LCA) à Bordeaux
Quel est le bilan préopératoire avant une ligamentoplastie du LCA ?
Le diagnostic de rupture du LCA repose sur :
- l’examen clinique du chirurgien (test de Lachman, pivot shift etc..) afin d’objectiver une laxité pathologique
- une IRM du genou qui confirme la rupture et recherche des lésions associées (ménisque, cartilage, autre ligament…).
Un bilan radiographique standard du genou a souvent été réalisé à la suite du traumatisme et complète le bilan. Le patient est ensuite orienté en consultation d’anesthésie.
Une rééducation pré-opératoire est essentielle afin d’être dans des conditions optimales pour réaliser l’intervention chirurgicale : genou souple, musclé et sans épanchement. Cela permet d’avoir des suites opératoires plus simple, et de meilleurs résultats fonctionnels post-opératoires.
Quelle est la durée d’hospitalisation pour une reconstruction du LCA ?
La reconstruction du LCA est une intervention mini-invasive réalisée en ambulatoire (retour à domicile en fin de journée) dans la très grande majorité des cas..
Quelles sont les suites opératoires après une reconstruction du LCA ?
Le patient peut remarcher le jour même de l’intervention, à l’aide de cannes anglaises durant les premiers jours. Des antalgiques et une attelle de cryothérapie compressive sont prescrits pour limiter les douleurs et le gonflement du genou. Les injections d’anticoagulants peuvent être nécessaires pendant 10 à 21 jours afin de prévenir le risque de phlébite.
La rééducation débute dans les premiers jours suivant l’opération, de manière progressive et encadrée. L’objectif est de récupérer des amplitudes articulaires complètes, puis de renforcer progressivement le quadriceps et les muscles ischios-jambiers. Un genou « vie quotidienne » est généralement obtenue à 2 ou 3 semaines post-opératoires.
Quels sont les risques liés à une reconstruction du LCA ?
Comme toute chirurgie, cette intervention comporte des risques, qui restent rares dans nos pratiques :
- Infection articulaire : très rare mais sérieuse, elle nécessite une prise en charge rapide (lavage chirurgical + antibiotiques).
- Hémarthrose (saignement dans l’articulation) entrainant des douleurs
- Raideur articulaire, souvent en lien avec une récupération musculaire retardée
- Thrombose veineuse profonde (phlébite) c’est pourquoi un traitement anticoagulant est souvent prescrit pendant les premières semaines post-opératoires
- Une rupture secondaire du greffon peut survenir, notamment si la reprise sportive est trop rapide ou mal encadrée.
Quels sont les résultats attendus après une reconstruction du LCA ?
Les résultats sont généralement très bons et permettent de retrouver un genou stable et sportif dans la majorité des cas, à condition de bien respecter les consignes de rééducation.
La marche normale sans canne est le plus souvent retrouvée en 2 à 4 semaines, la reprise des activités sportives sans contact (vélo, natation, footing léger) autour de 3 mois, et les sports avec pivot ou pivot/contact (foot, rugby, ski) ne sont autorisés qu’à partir du 9ᵉ mois, selon les résultats fonctionnels, les tests de force et l’avis du chirurgien.
Il est important d’insister sur le fait que la prise en charge nécessite un investissement personnel du patient : les meilleurs résultats s’obtiennent avec une rééducation adaptée et sérieuse ainsi qu’une reprise sportive progressive et patiente.