Tendinopathie moyen fessier / bursite

Chirurgie de la hanche à Bordeaux-Bruges

La tendinite de Hanche

La tendinopathie du moyen fessier, également appelée tendinite de la hanche ou syndrome de la hanche douloureuse, est une pathologie fréquente caractérisée par une souffrance du tendon du muscle moyen fessier à son insertion sur le grand trochanter (la bosse osseuse que vous sentez sur le côté de votre hanche). 

Si vous ressentez des douleurs persistantes sur le côté externe de la hanche, particulièrement la nuit en position couchée sur le côté, lors de la marche ou en montant des escaliers, vous êtes peut-être concerné par cette pathologie. Elle touche principalement les femmes entre 40 et 60 ans et peut devenir très invalidante au quotidien. 

Symptômes qui doivent vous alerter : 

  • Douleur sur le côté externe de la hanche (au niveau de la “bosse” osseuse) – Impossibilité de dormir sur le côté atteint
  • Douleur à la marche, particulièrement au démarrage
  • Difficulté à monter les escaliers
  • Douleur en position debout prolongée sur une jambe – Boiterie progressive
  • Sensation de faiblesse de la hanche

Traitement de la tendinopathie moyen fessier / bursite à Bordeaux

Épidémiologie : qui est touché ?

La tendinopathie du moyen fessier est une pathologie très fréquente, souvent sous-diagnostiquée ou confondue avec d’autres problèmes de hanche. 

Fréquence

  • 10 à 25% de la population générale souffre ou souffrira d’une tendinopathie du moyen fessier
  • C’est la cause la plus fréquente de douleur sur le côté externe de la hanche
  • Plus fréquent que l’arthrose de hanche chez les 40-60 ans
  • Souvent confondu à tort avec une “bursite trochantérienne” ou une “sciatique” Population principalement touchée

Les femmes sont largement majoritaires:

  • 3 à 4 femmes pour 1 homme
  • Pic de fréquence entre 40 et 60 ans
  • Particulièrement autour de la ménopause

Facteurs favorisants: 

  • Surpoids et obésité: pression accrue sur le tendon
  • Morphologie spécifique: bassin large (plus fréquent chez les femmes)
  • Inégalité de longueur des membres inférieurs: surcharge d’un côté
  • Antécédents de chirurgie de hanche: modification de la biomécanique
  • Activités répétitives: course à pied, montée d’escaliers répétée, marche prolongée
  • Sédentarité: faiblesse musculaire des fessiers
  • Âge: dégénérescence naturelle des tendons après 40 ans 
Profil type 

La patiente type est une femme de 50 ans, en léger surpoids, active, qui consulte pour des douleurs sur le côté de la hanche évoluant depuis plusieurs mois, l’empêchant de dormir sur ce côté et limitant progressivement sa marche et ses activités quotidiennes. 

Impact sur la qualité de vie

La tendinopathie du moyen fessier a un retentissement majeur : 

  • Perturbation du sommeil (impossibilité de dormir sur le côté)
  • Limitation du périmètre de marche
  • Difficulté dans les activités quotidiennes (courses, ménage, jardinage)
  • Arrêt des activités sportives
  • Boiterie avec répercussions sur le dos et l’autre hanche
  • Impact psychologique (douleur chronique, perte d’autonomie) 

Anatomie et physiopathologie : comprendre le problème Le muscle moyen fessier : un stabilisateur essentiel

Le muscle moyen fessier (ou moyen glutéal) est situé sur le côté du bassin. Son rôle est fondamental :

  • Stabilisation du bassin lors de la marche
  • Empêche le bassin de basculer quand vous êtes sur une jambe
  • Permet d’écarter la jambe sur le côté (abduction)

Son tendon s’insère sur le grand trochanter, la proéminence osseuse que vous
pouvez palper sur le côté de votre hanche.

Qu’est-ce qu’une tendinopathie ?

Une tendinopathie n’est pas une simple “inflammation” (tendinite) mais une dégénérescence progressive du tendon:

  • Le tendon perd sa structure normale en fibres organisées
  • Des micro-déchirures apparaissent
  • Le tendon s’épaissit et devient douloureux
  • Dans les cas avancés, le tendon peut se rompre partiellement ou complètement
Mécanisme de survenue

Plusieurs facteurs se combinent :

Conflit mécanique: lorsque vous marchez, le grand trochanter (la bosse osseuse) vient frotter contre le tendon du moyen fessier à chaque pas. Ce frottement répété, amplifiée par certaines morphologies (bassin large, saillie excessive du trochanter), irrite progressivement le tendon.

Surcharge chronique: un surpoids, une activité excessive, ou une faiblesse musculaire impose une contrainte excessive au tendon qui finit par se dégrader.

Dégénérescence liée à l’âge: après 40 ans, les tendons deviennent naturellement moins résistants, moins bien vascularisés et plus fragiles.

Bursite associée: une bourse séreuse (petit coussin rempli de liquide) se trouve entre le tendon et l’os. Elle s’enflamme souvent en même temps que le tendon (bursite trochantérienne), aggravant la douleur.

Évolution naturelle

Sans traitement, la tendinopathie évolue généralement en trois phases :

  1. Phase inflammatoire: douleur après l’effort, calmée par le repos
  2. Phase de tendinose: douleur chronique permanente, présente au repos
  3. Phase de rupture: déchirure partielle ou complète du tendon, faiblesse majeure

Symptômes : comment se manifeste la tendinopathie ? Douleur caractéristique

Localisation: sur le côté externe de la hanche, au niveau de la “bosse” osseuse (grand trochanter). La douleur peut irradier sur le côté de la cuisse jusqu’au genou.

Caractéristiques :

  • Douleur mécanique : augmentée par l’activité, partiellement soulagée par le repos
  • Douleur nocturne : impossibilité de dormir sur le côté atteint (signe très évocateur)
  • Douleur au démarrage de la marche, s’améliorant parfois après “dérouillage”
  • Douleur en montant les escaliers ou les pentes
  • Douleur en position debout prolongée sur une jambe
  • Douleur à l’écartement de la jambe contre résistance

Évolution: la douleur est d’abord intermittente, apparaissant après l’effort. Elle devient progressivement permanente, présente au repos et la nuit.

Boiterie

Une boiterie apparaît progressivement :

  • Esquive de la douleur : vous raccourcissez le pas du côté douloureux
  • Signe de Trendelenburg : le bassin bascule lors de l’appui sur la jambe atteinte (témoin d’une faiblesse du moyen fessier)
Limitation fonctionnelle

Les patients rapportent des difficultés croissantes pour :

  • Marcher plus de 30 minutes sans douleur
  • Monter ou descendre des escaliers
  • Mettre leurs chaussettes ou chaussures
  • Sortir d’une voiture
  • Se tenir debout prolongé (faire la queue, cuisiner)
  • Croiser les jambes
Diagnostic différentiel : ne pas confondre

La douleur sur le côté de la hanche peut aussi provenir de :

  • Arthrose de hanche (douleur plutôt à l’aine)
  • Conflit de hanche (douleur à l’aine chez le sujet jeune)
  • Syndrome du piriforme ou sciatique (douleur irradiant dans la fesse et la jambe)
  • Pathologie lombaire (hernie discale L3-L4)
  • Tendinopathie du psoas
  • Fracture de fatigue du col fémoral (rare)

Un examen clinique et une imagerie permettent de faire la différence.

Examens complémentaires

Examen clinique:

  • Douleur déclenchée à la palpation du grand trochanter
  • Douleur à l’abduction contrariée (écarter la jambe contre résistance)
  • Test de Trendelenburg positif (faiblesse du moyen fessier)
  • Mobilité de la hanche conservée (différence avec l’arthrose)

Radiographies: souvent normales, peuvent montrer une calcification du tendon ou une saillie excessive du grand trochanter.

Échographie: examen de choix, montre :

  • L’épaississement du tendon
  • Les déchirures partielles
  • L’inflammation de la bourse séreuse (bursite)
  • L’accumulation de liquide

IRM: plus précise, permet de visualiser :

  • L’étendue des lésions tendineuses
  • Le degré de dégénérescence
  • Les ruptures partielles ou complètes
  • L’œdème osseux du trochanter
  • L’état des autres structures de la hanche

Traitement médical : la première étape

Le traitement médical (non chirurgical) est toujours proposé en première intentionIl permet de soulager 60 à 80% des patients, évitant ainsi la chirurgie.

Perte de poids : un levier fondamental

Si vous êtes en surpoids, la perte de poids est le traitement le plus efficace à long terme.

Pourquoi c’est crucial:

  • Chaque kilo perdu diminue de 3 à 4 kg la pression sur la hanche lors de la marche – Une perte de 5 kg peut réduire les douleurs de 50%
  • Améliore l’efficacité de tous les autres traitements
    Objectif réaliste:
  • Perte de 5 à 10% du poids corporel sur 6 mois
  • Approche progressive et durable plutôt que régime drastique – Accompagnement diététique si nécessaire
  • Association avec activité physique adaptée (vélo, natation)

Message important : ce conseil n’est pas un jugement mais une réalité biomécanique. La perte de poids soulage mécaniquement le tendon et améliore considérablement les chances de guérison.

Kinésithérapie : le traitement de base

La rééducation est le pilier du traitement conservateur. Elle doit être spécialisée et progressive.

Objectifs de la kinésithérapie :

  • Renforcer le muscle moyen fessier et les autres muscles stabilisateurs du bassin – Améliorer la proprioception et l’équilibre
  • Corriger les déséquilibres posturaux
  • Étirer les muscles tendus (tenseur du fascia lata, quadriceps)
  • Réapprendre un schéma de marche normal

Programme type :

  • Phase 1 (6 premières semaines) : repos relatif, massages, physiothérapie (ondes de choc, ultrasons), étirements doux
  • Phase 2 (semaines 6-12) : renforcement musculaire progressif, exercices de stabilisation
  • Phase 3 (après 3 mois) : renforcement intensif, reprise progressive des activités

Fréquence : 2 à 3 séances par semaine pendant 3 à 6 mois, avec exercices à faire quotidiennement à domicile.

Ondes de choc : traitement par ondes acoustiques de haute énergie qui stimulent la cicatrisation du tendon. Protocole de 3 à 5 séances espacées d’une semaine. Efficacité variable (50-60% d’amélioration), parfois douloureux.

Médicaments

Antalgiques et anti-inflammatoires :

  • Paracétamol pour les douleurs légères
  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène, naproxène) en cure courte (10-15 jours maximum)
  • Attention aux effets secondaires digestifs, rénaux et cardiovasculaires
    Les anti-inflammatoires soulagent temporairement mais ne traitent pas la cause. Ils ne doivent pas être utilisés au long cours.
Infiltrations de corticoïdes

Les infiltrations de cortisone dans la bourse séreuse ou autour du tendon constituent un traitement efficace à court-moyen terme.

Technique : injection guidée par échographie ou palpation de corticoïdes et d’anesthésique local au contact de la zone douloureuse.

Efficacité :

  • Soulagement rapide (48-72h) dans 70-80% des cas
  • Durée d’action : 3 à 6 mois en moyenne
  • Permet de “casser” le cercle vicieux douleur-inflammation

Limites :

  • Effet temporaire dans la majorité des cas
  • Maximum 3 infiltrations par an (risque de fragilisation du tendon)
  • 30-40% de récidive après 6-12 mois
  • Risque d’infection (très rare, < 0,1%)
  • Possible aggravation transitoire des douleurs les 48 premières heures

Bon usage : l’infiltration est surtout utile pour permettre la rééducation en diminuant la douleur. Elle doit être associée à la kinésithérapie, non utilisée seule.

Infiltrations de PRP (Plasma Riche en Plaquettes)

Le PRP est un traitement biologique plus récent, alternatif à la cortisone.

Principe : on prélève votre propre sang, on le centrifuge pour concentrer les plaquettes (qui contiennent des facteurs de croissance), et on injecte ce concentré dans le tendon malade. Les facteurs de croissance stimulent la réparation naturelle du tendon.

Protocole :

  • Injection guidée par échographie
  • Nécessite un prélèvement sanguin avant chaque injection

Efficacité :

  • Résultats comparables ou légèrement supérieurs à la cortisone à moyen terme – Action plus progressive (amélioration sur 2-3 mois)
  • Effet potentiellement plus durable (6-12 mois)
  • Particulièrement intéressant en cas de déchirure partielle du tendon

Avantages :

  • Traitement “biologique” (votre propre sang)
  • Pas de risque de fragilisation du tendon (contrairement à la cortisone) – Peut être répété sans limite théorique

Inconvénients :

  • Non remboursé par la Sécurité Sociale (coût : 150-300€ par injection) – Douloureux pendant 48-72h après l’injection
  • Nécessite plusieurs séances
  • Efficacité variable selon les patients (60-70% d’amélioration)
Autres traitements Modification des activités :
  • Éviter les activités aggravant la douleur (course, escaliers répétés) – Privilégier vélo, natation, marche nordique
  • Éviter de dormir sur le côté douloureux
  • Utiliser une canne temporairement si boiterie importante

Semelles orthopédiques : en cas d’inégalité de longueur des jambes ou de troubles de la statique.

Attelle de nuit : peut soulager dans certains cas.

Durée du traitement médical

Il faut donner du temps au traitement conservateur :

  • Minimum 3 à 6 mois d’essai loyal
  • L’amélioration est progressive, pas immédiate
  • La kinésithérapie bien conduite donne des résultats dans 60-70% des cas
  • Les infiltrations peuvent être répétées (maximum 3 par an)

La chirurgie n’est envisagée qu’après échec du traitement médical bien conduit pendant au moins 6 mois.

Traitement chirurgical : quand et comment ?

La chirurgie est proposée en cas d’échec du traitement médical bien conduit pendant 6 mois minimum, avec persistance de douleurs invalidantes malgré les infiltrations, la kinésithérapie et la perte de poids.

Indications

Critères pour envisager la chirurgie :

  • Douleurs invalidantes depuis plus de 6 mois
  • Échec du traitement médical complet (kiné, infiltrations, perte de poids)
  • Retentissement important sur la qualité de vie
  • Impossibilité de dormir, de marcher normalement
  • Rupture partielle ou complète du tendon documentée à l’imagerie
Contre-indications :
  • Infection active
  • Mauvais état général
  • Obésité massive sans effort de perte de poids
  • Attentes irréalistes
  • Pathologie associée non traitée (arthrose sévère de hanche)
Technique chirurgicale

L’intervention associe deux gestes complémentaires :

1. Fémoroplastie (trochantéroplastie) :

Le principe est de raboter la saillie excessive du grand trochanter pour supprimer le conflit mécanique avec le tendon.

  • Résection de quelques millimètres d’os au niveau de la face externe du trochanter – Permet de créer plus d’espace pour le tendon
  • Supprime le frottement répété responsable de la tendinopathie
  • Durée : 20-30 minutes

2. Réinsertion et réparation du tendon :

Si le tendon est déchiré ou dégénéré, il est réparé :

  • Avivement (rafraîchissement) de la zone d’insertion osseuse
  • Suture des déchirures partielles
  • Réinsertion du tendon sur l’os par des ancres (mini-vis avec fils de suture intégrés) – Résection de la bourse séreuse inflammée (bursectomie)
  • Durée : 30-45 minutes
Chirurgie ambulatoire : sortie le jour même

La chirurgie de la tendinopathie du moyen fessier se fait désormais très souvent en ambulatoire (vous entrez le matin et sortez le soir même).

Conditions pour l’ambulatoire :

  • Intervention isolée sans complication
  • Bon état général
  • Domicile organisé avec aide les premiers jours – Proximité d’un service d’urgences (< 1h)
  • Accord du patient

Déroulement :

  • Arrivée à la clinique à jeun
  • Intervention sous anesthésie générale
  • Surveillance en salle de réveil 2-3h
  • Retour en chambre, collation, lever avec kinésithérapeute – Sortie vers 17h-19h avec ordonnances et consignes
  • Appel téléphonique de l’infirmière le lendemain

Avantages :

  • Récupération dans votre environnement familier – Diminution du risque infectieux (sortie rapide)
  • Confort psychologique

Suites opératoires

Douleur : modérée, bien contrôlée par antalgiques. Maximum les 48 premières heures puis diminution progressive.

Appui : autorisé immédiatement avec deux cannes pendant 4 semaines. Vous pouvez poser le pied par terre et marcher en vous aidant des cannes.

Cannes :

  • Sevrage progressif entre 4 et 10 semaines selon récupération
    Pansement : soins infirmiers à domicile pendant 15 jours, ablation des fils à J15. Rééducation :
  • Débute dès J1 avec mobilisation passive douce
  • Kinésithérapie à domicile puis en cabinet
  • Renforcement musculaire progressif après 6 semaines – Rééducation intensive à partir de 3 mois
  • Durée totale : 4 à 6 mois

Arrêt de travail :

  • Travail sédentaire : 4-6 semaines
  • Travail avec déplacements : 8-10 semaines – Travail physique : 3-4 mois

Reprise des activités :

  • Conduite : 4-6 semaines
  • Natation : 6 semaines
  • Vélo : 8 semaines
  • Marche sans limitation : 3 mois
  • Course à pied : 6 mois (si autorisée)

Résultats

Les résultats de la chirurgie sont généralement bons :

  • 75 à 85% de bons à excellents résultats à 1-2 ans
  • Disparition complète des douleurs dans 60-70% des cas – Amélioration significative dans 15-20% des cas
  • Échec (persistance des douleurs) dans 10-15% des cas

Facteurs de bon pronostic :

  • Perte de poids obtenue avant ou après l’intervention – Respect des consignes post-opératoires
  • Rééducation bien conduite
  • Absence d’arthrose de hanche associée
  • Réparation tendineuse de bonne qualité

Délai d’amélioration :

  • Amélioration progressive sur 6 à 12 mois – Résultat final évalué à 1 an
  • Patience nécessaire, récupération lente

Risque de récidive

La récidive de la tendinopathie du moyen fessier après traitement (médical ou chirurgical) est une réalité qu’il faut connaître.

Après traitement médical

Taux de récidive : 30 à 50% dans les 1-2 ans suivant un traitement médical efficace.
Facteurs de récidive :

  • Absence de perte de poids si surpoids
  • Arrêt prématuré de la rééducation
  • Reprise trop rapide d’activités à risque (course, escaliers répétés)
  • Persistance des facteurs mécaniques (inégalité de longueur, morphologie)

Prévention :

  • Maintien des exercices de renforcement musculaire à long terme (2-3 fois/semaine) – Maintien de la perte de poids obtenue
  • Adaptation des activités (éviter surcharges répétées)
  • Reprise sportive très progressive
Après chirurgie

Taux de récidive : 10 à 20% après chirurgie, généralement entre 1 et 3 ans.

Causes de récidive :

  • Reprise de poids : facteur principal de récidive
  • Résection osseuse insuffisante (trochanter encore saillant)
  • Non-cicatrisation de la réinsertion tendineuse
  • Nouvelle déchirure du tendon réparé
  • Pathologie de hanche associée (arthrose, conflit) non traitée

Prévention de la récidive :

  • Maintien impératif du poids : c’est le facteur le plus important
  • Poursuite de la rééducation à long terme
  • Renforcement musculaire des fessiers à vie (2 fois/semaine minimum)
  • Éviter les sports à impact répété (course à pied déconseillée)
  • Privilégier vélo, natation, marche
  • Consulter rapidement si douleurs réapparaissent (ne pas laisser traîner)
Que faire en cas de récidive ?

Après traitement médical :

  • Nouvelle phase de rééducation intensive
  • Infiltration de PRP (souvent plus efficace que cortisone en récidive) – Réévaluation du poids et de l’hygiène de vie
  • Discussion chirurgicale si échec répété

Après chirurgie :

  • Nouvelle imagerie (échographie, IRM) pour comprendre la cause – Reprise de la kinésithérapie
  • Infiltration de PRP
  • Nouvelle chirurgie rarement nécessaire (< 5% des cas)

Message important : une récidive n’est pas une fatalité. Elle signale souvent qu’un facteur (surpoids, activité inadaptée, faiblesse musculaire persistante) n’est pas contrôlé et doit être corrigé.

Questions fréquentes

Est-ce que ma tendinopathie peut guérir sans chirurgie ?

Oui, dans 60 à 80% des cas, le traitement médical (kinésithérapie, perte de poids, infiltrations) permet de soulager suffisamment les symptômes sans nécessiter de chirurgie. La clé est d’être patient (6 mois minimum) et investi dans la rééducation. La chirurgie n’est proposée qu’en cas d’échec du traitement médical.

Combien de temps dure une tendinopathie ?

Sans traitement, la tendinopathie peut durer des années avec des phases douloureuses et des accalmies. Avec un traitement médical bien conduit, l’amélioration se voit généralement en 3 à 6 mois. Après chirurgie, la récupération complète prend 6 à 12 mois.

Les infiltrations sont-elles dangereuses pour le tendon ?

Les infiltrations de cortisone fragilisent légèrement le tendon, c’est pourquoi on limite à 3 injections par an maximum avec un intervalle de 3 mois minimum entre chacune. Les infiltrations de PRP n’ont pas cet inconvénient et peuvent être répétées sans risque de fragilisation.

Dois-je absolument perdre du poids ?

Si vous êtes en surpoids ou obèse, la perte de poids est le traitement le plus efficace à long terme. Chaque kilo perdu soulage mécaniquement votre tendon. Sans perte de poids, tous les autres traitements (infiltrations, chirurgie) ont un risque d’échec ou de récidive beaucoup plus élevé. Ce n’est pas un jugement mais une réalité biomécanique.

Peut-on continuer le sport avec une tendinopathie ?

Cela dépend du sport et de la sévérité de la tendinopathie. Les sports sans impact (vélo, natation) sont généralement possibles et même recommandés. La course à pied et les sports avec sauts doivent être temporairement arrêtés pendant le traitement. Votre médecin et kinésithérapeute vous guideront pour adapter votre pratique.

La chirurgie est-elle douloureuse ?

Les douleurs post-opératoires sont modérées et bien contrôlées par les antalgiques. Le principal inconfort est l’obligation d’utiliser des cannes pendant 4 semaines. Les douleurs liées à la tendinopathie diminuent progressivement après l’intervention.

Combien de temps durent les cannes après l’opération ?

Vous utiliserez deux cannes pendant 4 semaines, puis une seule canne pendant 2-3 semaines supplémentaires. Le sevrage complet se fait progressivement entre 6 et 10 semaines. Cette période de décharge est indispensable pour permettre la cicatrisation du tendon réinséré.

Puis-je travailler après l’opération ?

Cela dépend de votre activité professionnelle. Un travail de bureau peut être repris vers 4-6 semaines (possibilité de télétravail dès 2-3 semaines). Un travail physique nécessite 3-4 mois d’arrêt. Votre chirurgien adaptera la durée selon votre situation.

Ma tendinopathie peut-elle récidiver ?

Oui, le risque de récidive existe : 30-50% après traitement médical, 10-20% après chirurgie. Le principal facteur de récidive est la reprise de poids. La poursuite à vie d’exercices de renforcement des fessiers (2 fois/semaine) est indispensable pour prévenir les récidives.

L’autre hanche sera-t-elle atteinte ?

L’atteinte bilatérale (des deux côtés) est fréquente car les facteurs de risque (morphologie, surpoids) touchent les deux hanches. Environ 30% des patients développeront une tendinopathie de l’autre côté. La prévention passe par le renforcement musculaire bilatéral et le contrôle du poids.

Est-ce que je peux faire les infiltrations en même temps que la kiné ?

Oui, c’est même recommandé. L’infiltration permet de vous soulager permettant des séances de rééducation de meilleure qualité.

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