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Prothèse de genou et RAAC/ ambulatoire

Prothèse totale du genou (PTG) pour gonarthrose

Pourquoi vous opérer ?

Vous êtes porteur d’une pathologie destructrice du cartilage de l’articulation du genou qui entraîne des douleurs, un enraidissement, une désaxation ou une boiterie que vous supportez mal malgré le traitement médical et fonctionnel. La mise en place d’une prothèse totale de genou peut vous améliorer.

Des radiographies standard de votre genou confirmeront l’arthrose du genou objectivée par l’examen clinique du chirurgien.

L’arthrose et des radiographies de genou arthrosique

La prothèse :

Elle se compose d’une partie métallique (chrome et cobalt) fixée dans le bas du fémur, d’une partie en métal et polyéthylène fixée sur le haut du tibia et d’une pièce en polyéthylène fixée sous la rotule. Les implants sont certifiés CE et ne sont pas fabriqués en Asie. Ils ont déjà fait leurs preuves chez de nombreux patients (80000 PTG/an).

L’intervention :

L’hospitalisation est d’un (possibilité de chirurgie ambulatoire) à trois jours en fonction de votre état de santé.

Elle se déroule sous anesthésie régionale (rachianesthésie des deux jambes par piqûre dans le dos) ou générale. Elle dure en moyenne 80 minutes. Elle est réalisée sans garrot.

Elle consiste à enlever le cartilage malade et à fixer à la place les pièces de la prothèse reproduisant au mieux la forme du genou et en respectant muscles, tendons, nerfs et vaisseaux passant à proximité.

On réalise durant cette intervention une anesthésie locale du pour une récupération rapide.

Coupes osseuses, prothèse et positionnement

La récupération améliorée après chirurgie ou RAAC :

Quelques heures après la chirurgie, le lever se fait avec reprise de la marche en appui protégé par une paire de cannes anglaises 3 à 4 semaines.

Des antalgiques puissants vous sont administrés pour limiter votre douleur, il est toutefois difficile de l’éradiquer totalement.

Une genouillère réfrigérée et pressurisée limitera les douleurs et l’hématome.

La rééducation est améliorée par les protocoles modernes. Elle est permet de récupérer une marche harmonieuse et une bonne flexion. Elle sera réalisée avec votre kinésithérapeute.

Des soins de pansements sont réalisés dès le lendemain de l’intervention puis tous les deux jours à votre domicile. Les agrafes sont enlevées douzième jour.

Un traitement anticoagulant par comprimés ou piqure est prescrit pendant un mois pour limiter le risque de phlébite.

Le suivi :

Un bilan clinique et radiologique est fait à un, trois mois, un an, puis tous les 3 ans par votre chirurgien.

Radiographies de contrôle d’une prothèse

Les résultats :

Les résultats sur la stabilité, la marche et la mobilité ne sont pleinement obtenus qu’après 3 à 6 mois.

On obtient dans la majorité des cas un genou indolore.

La mobilité n’est souvent pas complète avec une flexion en moyenne à 110° compatible avec de nombreuses activités. Il n’est toutefois pas toujours possible de se mettre accroupit ou à genou sans gêne même si la prothèse l’autorise.

Une prothèse peut faire du bruit en raison de la rigidité des surfaces prothétiques sans aucune anomalie.

Vous êtes autorisé à pratiquer de nombreux sports : vélo, natation, marche, golf…

Certains vous seront toutefois déconseillés : ski, tennis, football…

Quels sont les risques spécifiques :

Toutes les interventions, même les plus bénignes, entraînent certains risques même si toutes les précautions opératoires sont prises.

L’hématome est fréquent et peut retarder la progression s’il est volumineux, il est exceptionnel de devoir l’évacuer chirurgicalement.

L’infection est rare (environ 0.5 %). Son traitement associe des antibiotiques et une reprise chirurgicale et souvent long. Au moindre signe ou problème de cicatrisation, n’hésitez pas à reprendre contact avec votre chirurgien.

Les phlébites peuvent survenir malgré le lever rapide, les bas de contention et les anticoagulants. Leur traitement est bien connu mais elles exposent au risque d’embolie pulmonaire.

A long terme, l’usure ou le descellement peuvent nécessiter le remplacement d’une partie ou de toute la prothèse.

Une fois porteur de votre prothèse :

Il faudra prévenir votre dentiste que vous êtes porteur d’une prothèse.

Il ne faudra jamais faire de ponction dans l’articulation.

Il faudra soigner énergiquement et rapidement toute infection urinaire, dentaire… pour éviter toute contamination de la prothèse par un germe circulant dans le sang.