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Prothèse de hanche en ambulatoire

Avant tout, Pourquoi vous opérer ?

Parce que vous avez de l’arthrose ou une autre maladie qui a détruit le cartilage de votre hanche. Cette usure et les ostéophytes (becs de perroquets) que produit l’organisme autour des articulations usées, entrainent des douleurs et des raideurs qui s’aggravent peu à peu. Lorsque les traitements médicaux (médicaments, infiltrations de corticoïdes, d’acide hyaluronique ou de Plasma Riche en Plaquettes) ne suffisent plus, la pose d’une prothèse peut vous rendre une hanche mobile et non douloureuse.

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Pourquoi un Programme de Récupération Rapide Après Chirurgie ?

Le principe de Récupération Rapide Après Chirurgie (RRAC) a initialement été développé par des équipes danoises (Dr KEHLET), pour la chirurgie viscérale à partir de 2001. On a alors remarqué que lorsque les conditions sont bonnes et permettent de remettre debout les patients plus tôt après la chirurgie, les suites étaient encore plus rapides et avec moins de complications.

Ces méthodes ont pour but d’améliorer et d’accélérer la récupération des patients par diverses actions :

  • Préparation des patients qui participent activement à leur récupération (carnet de route).
  • Modification des gestes chirurgicaux si besoin pour limiter l’agression chirurgicale.
  • Modification de la prise en charge anesthésique avant, pendant et après l’opération pour ne pas limiter l’autonomisation des opérés.

La RRAC est en fait un parcours de soins mieux préparé et mieux géré.

Avant l’Hospitalisation : Information et éducation (cf. « pack Préparation »)

L’information, les consultations de cardiologie et d’anesthésie pré opératoires, le bilan radiologique, la préparation physique et psychologique, la réunion d’apprentissage et de familiarisation avec kinés et infirmières, vont vous permettre de mieux gérer votre « après » opération, de diminuer votre peur de cet inconnu, et d’y être plus actif en participant mieux à votre récupération.

En exclusivité sur Bordeaux, nous vous proposons de participer à une seule matinée de préparation où nous avons regroupé toutes ces étapes préparatoires. Tous les détails de votre préparation seront réglés au cours de cette matinée.

La chirurgie « Mini invasive »  par voie antérieure :

La réduction de la taille des incisions sur la peau n’a en fait qu’une incidence esthétique. En revanche, les procédés qui épargnent muscles, ligaments, capsule articulaire, et tendons chargés de faire fonctionner l’articulation opérée sont extrêmement précieux pour assurer une récupération rapide.
La chirurgie par voie antérieure (ASIA) a transformé les suites de la chirurgie de la hanche en respectant complètement les muscles de la hanche. Une incision de moins de 10 cm est faite à la partie antérieure de la cuisse. Cette incision assez petite permet de faire l’ensemble de l’intervention sans section ni lésion musculaire importante. L’intervention dure environ 1 heure. Elle se déroule sous anesthésie générale avec un bon relâchement musculaire.
Chaque étape peut être contrôlée par radio ou par ordinateur.

Plusieurs avantages importants :

Le patient reste allongé sur le dos sur la table d’opération (pas de manœuvre ni d’installation compliquées). Les jambes sont libres (cf. « AVEC OU SANS TABLE ? ») et peuvent être manipulées tout au long de l’intervention pour contrôler la stabilité de la prothèse et vérifier le respect des longueurs de jambe.

Sans section ni suture musculaire, la récupération est en très rapide : lever 4 heures après le réveil, reprise immédiate de la marche en appui complet; reprise souvent rapide de la conduite et du travail.

Nous pratiquons cette technique depuis Janvier 2014.

Une nouvelle gestion anesthésique :

Des nouvelles techniques d’anesthésie et notamment l’injection par le chirurgien d’anesthésiants spéciaux autour de l’articulation opérée, permettent d’obtenir rapidement une maitrise des douleurs. Les blocs nerveux antalgiques endorment trop les muscles et gênent la mobilisation post opératoire. Ils sont donc désormais peu utilisés. La morphine, excellent anti douleur mais terrible frein au lever rapide, est désormais évitée le plus possible. Avec peu de douleur et peu de produits trop anesthésiants, le lever et la marche peuvent être très rapides (presque toujours le jour de l’opération). Il est désormais prouvé que plus le premier lever est facile et rapide, plus la récupération est simple et peu douloureuse et moins il y a de risques de complications veineuses ou infectieuses (étude de la Société Française de Chirurgie Ambulatoire et du groupe GRACE).

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Les suites et la Sortie : Ambulatoire ? … ou pas !

L’hospitalisation est souvent très courte. La sortie peut se faire le soir de l’intervention (80% de patients en ambulatoire), après avoir validé tous les contrôles de la journée : peu de douleur, pas d’hématome, une bonne fonction, pas d’anémie à la prise de sang, une radio vérifiée. Après avoir obtenu l’accord du chirurgien, de l’anesthésiste et de l’équipe soignante, c’est LE PATIENT qui décide de son retour à domicile ou pas.

Les avantages :

Hospitalisation très courte : 80% des patients sont en ambulatoire (Arrivée le matin et départ le soir de l’opération). Elle dépend bien sûr des progrès du patient.

Responsabilisation : le patient est acteur de sa propre récupération avec des exercices et la gestion de la cryothérapie (glaçage). Amélioration du confort et accélération de la récupération.

Diminution des risques post opératoires notamment veineux (phlébites) et infectieux.

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Les inconvénients et les risques spécifiques à cette opération :

Toutes les interventions, entraînent certains risques

Dans cette voie antérieure, le nerf sciatique, très postérieur, est très protégé, mais les petits nerfs de la face antérieure de la cuisse sont plus exposés. Leur lésion peut donner des troubles de la sensibilité de la face antérieure de la cuisse ou parfois des douleurs. Ces inconvénients extrêmement rares, sont le plus souvent temporaires et de traitement médical.

Les risques « classiques » des prothèses demeurent : fractures fémorales per opératoires (rares, traitées pendant l’intervention et le plus souvent sans conséquence) ; infections (rares, environ 1,8% en France en 2015 et 0,5% sur les trois dernières années pour notre équipe) ; phlébites (<1,5%) ; usure ou descellements (à long terme) ; luxations (extrêmement rares car cette technique ne coupe aucun muscle) ; risques liés à vos autres problèmes médicaux.

Conclusion :

La prothèse totale de hanche a beaucoup évolué ces dernières années.

Une bonne préparation permet d’obtenir les meilleures conditions de récupération

Nous maitrisons des techniques chirurgicales et anesthésiques qui permettent d’accélérer votre récupération (parcours ambulatoire), et de diminuer les risques de complications.

Tous les patients peuvent profiter de ces nouveautés.

N’hésitez pas à poser toutes les questions que vous souhaitez à votre chirurgien.