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Prothèse de hanche en ambulatoire

Avant tout, Pourquoi vous opérer ?

Vous présentez une arthrose de hanche (ou coxarthrose), ou une autre maladie qui a détruit le cartilage de votre hanche (ostéonécrose, fracture du col du fémur …). Cette arthrose entraine des douleurs dans le pli de l’aine qui peuvent descendre vers le genou. Votre hanche est raide et vous avez des difficultés à vous chausser, à monter ou descendre de la voiture.. Les traitements médicaux ne suffisent plus à vous soulager, la pose d’une prothèse peut se discuter quelque soit votre âge. Elle vous rendra une hanche mobile et non douloureuse.

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En quoi consiste la pose d’une prothèse totale de hanche ?

Le chirurgien va remplacer les parties articulaires du fémur et du bassin : la tête fémorale, qui a la forme d’une boule, et le cotyle qui est la partie articulaire du bassin, en forme de bol.

L’arthrose a rendu cette articulation raide et douloureuse à la mobilisation, pour parler simplement, la boule n’est plus ronde et le bol est carré. L’intervention consiste à mettre en place des implants dont les surfaces sont parfaitement sphériques, qui vous permettront de retrouver des amplitudes articulaires normales, une fonction et un confort dans le quotidien et dans la pratique sportive.

Une tige fémorale correspondant à votre morphologie est mise en place dans votre fémur , sur laquelle une tête prothétique vient s’emboiter. Un implant hémisphérique, le cotyle est mis en place dans le bassin.

Les surfaces de frottement sont extrêmement résistantes , pour une durée de vie théorique de la prothèse d’environ 25 ans.

prothèse de hanche

Avant l’Hospitalisation : Information et éducation

L’information, les consultations de cardiologie et d’anesthésie pré opératoires, le bilan radiologique, la préparation physique et psychologique, la réunion d’apprentissage et de familiarisation avec kinés et infirmières, vont vous permettre de mieux gérer votre « après » opération, de diminuer votre peur , et de participer au mieux à votre récupération.

 

La chirurgie « mini invasive »  par voie antérieure :

La chirurgie par voie antérieure (ASIA) a transformé les suites de la chirurgie de la hanche en respectant complètement les muscles de la hanche. Une incision de moins de 10 cm est faite à la partie antérieure de la cuisse. Cette incision assez petite permet de faire l’ensemble de l’intervention sans section ni lésion musculaire importante. L’intervention dure environ 1 heure. Elle se déroule sous anesthésie générale avec un bon relâchement musculaire.
Chaque étape peut être contrôlée par radio ou par ordinateur.

Plusieurs avantages importants :

Le patient reste allongé sur le dos sur la table d’opération (pas de manœuvre ni d’installation compliquées). Les jambes sont libres et peuvent être manipulées tout au long de l’intervention pour contrôler la stabilité de la prothèse et vérifier le respect des longueurs de jambe.

Sans section ni suture musculaire, la récupération est en très rapide : lever 4 heures après le réveil, reprise immédiate de la marche en appui complet; reprise souvent rapide de la conduite et du travail.

Nous pratiquons cette technique depuis Janvier 2014.

Les suites et la Sortie : Ambulatoire ? … ou pas !

L’hospitalisation est souvent très courte. La sortie peut se faire le soir de l’intervention (80% de patients en ambulatoire), après avoir validé tous les contrôles de la journée : peu de douleur, pas d’hématome, une bonne fonction, pas d’anémie à la prise de sang, une radio vérifiée. Après avoir obtenu l’accord du chirurgien, de l’anesthésiste et de l’équipe soignante, c’est LE PATIENT qui décide de son retour à domicile ou pas.

Les principaux risques de cette opération :

Les risques « classiques » des prothèses demeurent : fractures fémorales per opératoires (rares, traitées pendant l’intervention et le plus souvent sans conséquence) ; infections (rares, environ 1,8% en France en 2015 et 0,5% sur les trois dernières années pour notre équipe) ; phlébites (<1,5%) ; usure ou descellements (à long terme) ; luxations (extrêmement rares car cette technique ne coupe aucun muscle) ; risques liés à vos autres problèmes médicaux.

 

Une lésion d’un petit nerf sensitif de la peau peut donner des troubles de la sensibilité de la face antérieure de la cuisse ou parfois des douleurs. Ces inconvénients extrêmement rares, sont le plus souvent temporaires et de traitement médical.

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